fantom:étude sientifique

fantom:étude sientifique
Apparitions, spectres, ectoplasmes, fantômes, poltergeists ou esprits frappeurs. Les morts reviennent hanter les vivants recouverts de draps blancs et agitant les chaînes qui les retiennent dans notre monde. Dès l'antiquité, le philosophe Athénogore ayant acheté une maison, rapportait qu'elle était hantée. Un vieillard lui étant apparu en lui faisant signe de le suivre ; ce qu'il fît. Le fantôme le conduisit dans un endroit isolé du jardin et disparut après avoir indiqué le sol. Athénogore fit creuser à cet endroit là et on découvrit un squelette. Une sépulture décente fut construite et jamais plus on ne vit ce fantôme. Les romains croyaient réellement aux fantômes à tel point que leur législation prévoyait une possibilité de rupture du contrat de location d'une maison si elle se révélait hantée. Le Egyptiens pensaient que nous avions tous un double qui restait au moment de notre décès entre le monde des morts et des vivants afin de vérifier que les derniers hommages étaient correctement rendus au défunt. Dans le cas contraire, ce double hantait les descendants Nous retrouvons des traces de «pluies de pierres» dans divers documents anciens. Une comédie de PLAUTE, la Mostellaria, a pour sujet une maison hantée. Jusqu'à la révolution, les fantômes étaient pris très au sérieux. On pouvait, en effet, faire annuler un acte de vente pour cause de « manifestations fantomatiques ». Ce motif existe toujours en Italie. Le Parlement de Bordeaux, jadis, a souvent tranché des litiges de ce type par l'application de cette loi, alors que rapidement le Parlement de Paris fut plus circonspect et hésitait à donner raison au plaignant. MAXWELL, l'auteur des «phénomènes psychiques» qui fut procureur général près la Cour d'Appel de Bordeaux, a retrouvé trace de nombreux écrits et arrêts rendus par le Parlement de la ville au 18è siècle, d'où l'importance de la part des juristes d'un travail en parapsychologie.

Les Poltergeists ; Cette expression vient de l'allemand et signifie «esprit frappeur», caractérisant à l'origine ce que l'on nomme «raps», soit des bruits (vibrations moléculaires) de toute nature et de toute intensité (d'origine inconnue) que l'on rencontre donc fréquemment dans des maisons dites hantées. Ce mot «poltergeist» prend sur le registre des interprétations une place particulière liée à l'hypothèse spirite sous-jacente qui avait au siècle dernier une valeur prépondérante. Le mot « hanter » pris dans le sens de « fréquenter, visiter fréquemment », s'applique parfaitement bien aux «hantises» décrites au début du siècle par des chercheurs comme Ernest Bozzano qui mena dans les années 20 les premières expériences sur les lieux hantés. Ces événements correspondaient à des phénomènes de hantise de type subjectif (pouvant aller jusqu'à l'objectivation), appelés aujourd'hui percipience. La parapsychologie était alors en gestation. Un autre sens pour le mot hanter, propose : influence d'une personne ou d'un groupe... Il est intéressant de constater à travers ces deux définitions l'évolution implicite des idées qui correspond historiquement à une transformation réelle de l'approche du phénomène : nous sommes allés d'une approche dirigée vers l'extérieur (spiritisme et magnétisme), à une approche tournée vers l'intérieur, vers l'Homme, mettant en jeu des techniques relevant de la psychologie, de la sociologie, de la psychanalyse, etc... Les américains et l'A.S.P.R.(American Society for Psychical Research, fondée en 1884 par William James) emploient cette formule : R.S.P.K., qui signifie : phénomène PK spontané récurrent (qui revient ou semble revenir sur lui-même) formule qui caractérise ce que nous appelons la petite hantise dans laquelle un sujet tient une place prépondérante. Pour de nombreux chercheurs et scientifiques, petite hantise et poltergeist sont devenus synonymes. L' incident paraît lié à un individu en situation conflictuelle, généralement d'âge pubertaire, qui extériorise des conflits par l'intermédiaire du vecteur Psi. Cette extériorisation, sur un plan matériel, peut prendre toutes les formes possibles (raps, télékinésie, apports, bruits, odeurs, déplacements d'objets, destruction, disparition, etc...). Il n'y a aucune limite que celle de l'imagination. La petite hantise se définira objectivement comme un événement limité dans le temps et dans l'espace en relation avec un groupe social restreint centré sur un individu. La terminologie classique oppose à ces manifestations la grande hantise qui semble ne pas être liée à un individu particulier et se produire sur une séquence beaucoup plus longue (Jusqu'à plusieurs siècles). On peut définir la grande hantise objectivement comme un événement PSI spontané se produisant dans le même lieu. Nous nous apercevons que les phénomènes observés dans la grande hantise s'insèrent dans la phénoménologie du PSI et sont fréquemment du même type (exemple : raps, apports, etc.) mettant en scène un thème qui gravite autour d'une histoire réelle ou d'une légende, connue par une population importante. Nous connaissons l'hypothèse spirite, occultiste, chrétienne, tellurique, et celle de la psychométrie ou mémoire des murs. En Europe, comme aux U.S.A., la distinction est toujours très nette entre petite hantise et grande hantise. De plus, pour les grandes hantises, la question est laissée en suspens... faisant planer un doute... un résidu de mythe, qui se trouve être un élément dynamisant d'une importance considérable auprès du public américain.





Les phénomènes de hantises de retrouvent dans tous les départements et tous les milieux, à la ville comme à la campagne. Leur durée varie de quelques heures à plusieurs années. Les chroniques rapportent que vers l'an 1000 il plut des pierres près du château de Joigny, durant trois années, sur la maison d'un gentilhomme, sans jamais blesser personne. Aujourd'hui, les phénomènes de hantise surviennent toujours, bien que leurs formes se soient modifiées; bon indice qui renseigne sur la transformation sociologique de la Société : Patriarcat, Famille, Travail, valeurs en décadence, remplacées par l'importance des mass media, de plus en plus influentes et dont le meilleur outil est la vitesse de l'information. Une observation nous conduit à déterminer l'épicentre des manifestations, bien souvent, autour d'une jeune personne. Si on l'éloigne du lieu de la manifestation, les phénomènes cessent. La méthode de l'éloignement du sujet est maintenant employée rapidement pour faire cesser ces phénomènes qui, au-delà de l'intérêt parapsychologique, sont de véritables épreuves subies par les familles au sein desquelles existait un climat favorable à une telle éclosion... Et le milieu dans lequel le phénomène se produit induit les premières réactions (le sujet n'est pas toujours découvert). Chez les uns, on fera appel à un prêtre qui pratiquera en général un exorcisme, dans le but de chasser l'esprit du mal, ou bien on fera appel à un «voyant» ou «sorcier» qui essayera de transférer les forces maléfiques. D'autres auront recours à la force publique dans le but de capturer le mauvais plaisant. Mais toutes ces méthodes ne donnent pas toujours le résultat escompté. Il faut alors procéder autrement !! Aujourd'hui beaucoup ont recours à un psychothérapeute ou à une équipe de spécialistes. Les forces de l'ordre tendent maintenant à limiter leur intervention au minimum, sauf s' il y a dépôt de plainte, et conseillent aux intéressés de consulter un psychiatre. Les cas où il est fait appel à la force publique sont une source de documents très importante recueillis ou observés par des personnes assermentées.

Observations de Phénomènes

Grêle de projectiles
Cette catégorie de phénomènes est très riche, et particulièrement intéressante de par ses aspects sociologiques, physiques et psychophysiques. Les témoins de chaque affaire sont beaucoup plus nombreux (plus de 50 ou de 100 personnes observent généralement ces phénomènes). Ces témoins appartiennent à un groupe défini en relation plus ou moins étroite avec la maison hantée (voisins, les habitants du village). D'où son caractère plus collectif. La durée et l'intensité des manifestations produites, se modifient dans ce sens. La quantité d'énergie disponible est considérable. Les phénomènes ne suivent pas les lois classiques de la physique (gravitation, thermodynamique)

Quelques cas célèbres :

Mâcon 1662 Grêle de pierres, 500 grammes, très chaude, tombe verticalement

Paris 1860 Grêle de pierres, 500 grammes, ont couvert le sol de la chambre. Les pierres arrivent par la fenêtre ouverte. Les volets fermés, les pierres passent par une fente en prenant la forme plate.

Siculiana (Italie) 1910, Grêle de pierres, 100 grammes, grande lenteur, comme portées. Les pierres ne blessent pas. (Ce qui est généralement le cas, même si elles atteignent des personnes.)

Ardin 1928, Grêle de pierres, 200 à 400 grammes, étendue restreinte de 50 m.

Ruines 1926, Grêle de pierres, 100 à 400 grammes, manquant rarement leur but ce qui paraît demander une certaine habileté.

Alpes Maritimies 1936, Grêle de pierres, 2 à 500 grammes, les cailloux prennent doucement contact avec le sol. 1945 Déplacements d'objets (flacon plat, tiède d'un côté, froid de l'autre).

Les pierres tombent sur une surface limitée, ce qui est généralement le cas comme à Ardin sur une étendue de 50 m, ou à Savigny sur le perron de la maison devant la porte de la cuisine, ou comme à St-Victor-la-Coste en 1937, les pierres tombent dans la maison par un trou de 7 cm existant dans la toiture. Certaines maisons sont bombardées avec du charbon, des boulons, des morceaux de bois (qui souvent se trouvent à proximité).

Déplacements d'objets, grêles de projectiles

A St-Georges-du-Vièvre, ce sont les flacons placés près des médailles de St Benoît qui tombent et se brisent sur le sol après le départ du curé venu exorciser la maison. A Savigny, le 6 janvier 1934, après quelques centaines de pierres, un nouveau projectile est lancé à Monsieur R., c'est une baguette de coudrier ployé en triangle, dont les pointes sont liées dans 5 pièces de nickel de 5 centimes. Monsieur R. «s'accrochait» toujours à une explication rationnelle des phénomènes et avait déclaré quelques jours plus tôt : «Ceux qui nous envoient des pierres feraient mieux de nous envoyer de l'argent...»

Pourquoi ces jets de pierres si souvent observés dans les cas de hantise ? Il nous faut sans doute remonter aux premiers âges de l'humanité, lorsque la lapidation était pratiquée pour tuer ou éloigner un membre banni de la communauté. C'est donc un acte violent et primitif. Cela souligne l'aspect collectif du phénomène. Si nous avons quelques rares cas où les grêles ont complètement détruit l'habitat, dans nos sociétés occidentales où le sur-moi de l'individu est beaucoup plus fort, la destructions' arrête le plus souvent à quelques tuiles et aux vitres de l'habitation. La même hypothèse peut s'appliquer au fait que les pierres ne blessent pas, même si elles touchent une personne.

La Télékinésie

A travers des centaines de cas on a souvent remarqué des déplacements d'objets de toute nature (table, vêtements, objets de toutes sortes et de toutes tailles ....) A St-Gorges-du-Vièvre, en 1930, un mortier de 22 kg fait un saut de 1 mètre et retombe sur le sol brisant un pavé. (ce même mortier sort plus tard d'un placard fermé d'où pénétration de la matière). A Savigny, 1932, un clapier est déplacé. Or, pour le transporter à sa place, il avait fallu 6 personnes. Dans d'autres cas : un manteau se promène à travers la pièce, le bras étendu comme si une personne l'occupait, un meuble se déplace lentement comme si quelqu'un le poussait.

Autres phénomènes observés dans les hantises

Phénomènes thermiques : souffle froid. Pyrobatie : des charbons ardents apparaissent sans brûler les individus et les objets avec lesquels ils entrent en contact. Des sujets tombent dans le f eu sans en ressentir les effets. Phénomènes auditifs :bruits divers (chaîne, plainte, soupir, voix, coups, etc...) Phénomènes olfactifs : odeurs diverses, souvent nauséabondes. Phénomènes visuels : brouillard, fumée, lueur, forme ectoplasmique humaine et animale. Phénomènes tactiles : des individus sont touchés, frappés généralement par une main. Phénomènes mécaniques: éclatements de lampes (14), billets écrits, etc...

Conséquences des phénomènes : des dégâts mineurs ou importants peuvent se produire (destruction de vaisselle, démontage d'appareil, destruction de vitres, etc.) Des nuisances répétées, des disparitions et des déplacements systématiques d'objets troublent le climat de la cellule familiale au point de déclencher dans certains cas une véritable psychose. Des actes criminels pourront être commis, destruction complète d'une demeure par jets de pierres, incendie, des personnes peuvent même trouver la mort d'une manière toujours indirecte. Les moyens d'investigation (caméra vidéo, magnétophone, appareils de mesure, etc.) permettent une exploration physique et psychologique authentifiant parfaitement le phénomène, mais deviennent également des variables parasites qui gênent et induisent souvent des man½uvres frauduleuses. Le problème de la mystification est posé.

Mystification et imposture

Ces variables parasites peuvent être tout simplement les spectateurs tentant de vérifier de visu ce qui se transmet de bouche à oreille. C'est ainsi qu'un individu qui est convaincu que la fraude existe ou qui en a le désir inconscient. ne pourra rien constater ou seulement des phénomènes frauduleux. La situation est d'ailleurs identique à celle observée dans les expérimentations avec médium. Aujourd'hui encore, beaucoup de personnes mal informées sur le problème parleront de fraude ou d'hallucination. C'est ce que les journaux ont bien souvent relaté avec des titres à sensation depuis de nombreuses années : «L'esprit frappeur était un adolescent de quinze ans», «La hantise de... enfin résolue, un jeune homme avoue avoir mystifié son entourage depuis le début», etc Le cas PUSRUCK (Allemagne 1972) avait débuté quelques mois plus tôt, après la mort de la grand-mère. Les phénomènes furent localisés autour des deux fillettes de la maison (raps et deux déplacements d'objets). Le professeur BENDER et son assistant Louis BELLANGER s'étaient déjà déplacés par deux fois, d'une part pour enregistrer les manifestations et d'autre part pour expliquer à la famille le caractère naturel de ces événements. Ce travail d'hygiène mentale est indispensable, l'action doit porter aussi bien sur le sujet que sur la cellule familiale. Dans ce cas précis le psychothérapeute avait pris le relais, aidé en cela par le curé de la paroisse, véritable expérimentateur, qui enregistra les bruits en prenant des photographies simultanées des fillettes allongées sur leur lit complètement découvertes, les bras croisés. Quelques mois plus tard les phénomènes reprirent et une équipe se rendit à PUSRUCK avec un équipement important (2 magnétoscopes, 4 magnétophones UHER). La camionnette installée derrière la ferme devint rapidement une petite régie et la chambre un véritable studio d'enregistrement pour deux vedettes en herbe. Dans de telles conditions, on peut comprendre que ces variables parasites induisent des manipulations frauduleuses qui ont été constatées.

Observation des sujets

Théorie des déclencheurs

Longtemps la hantise fut décrite comme un phénomène spontané, sans cause apparente. Depuis le début du siècle l'accent fut mis sur l'adolescent pubertaire qui, par un déplacement de l'énergie sexuelle, provoquait des manifestations.

Facteur de type objectif

- vente de la propriété : Lot-et-Garonne 1947. - Savigny-le-Vieux, Manche, 1932, départ en retraite. - Mort : Pusruck 1972 (grand mère). - Mort : Ile-et-Vilaine, 1938, «les faits ont commencé le jour où ma tante était sous le suaire. - Evénements traumatisants : 1933, quelques jours auparavant la jeune fille de 13 ans avait été suivie par un exhibitionniste. - veuvage plus ou moins récent.

Les phénomènes semblent donc débuter à la suite d'un choc affectif important qui peut immédiatement être mis en avant. Dans d'autres cas le problème devient plus complexe; les déclencheurs objectifs semblent ne pas exister mais nous constatons la présence de personnes qui peuvent perturber la cellule familiale, problème d'ordre psychopathologique à approfondir

- un enfant handicapé physique à Valence en Brie (1896); - une employée (bonne, servante) : La Ruine (1936) et Savigny (1932) - un neveu chez son oncle en Ille-et-Vilaine (1937); - un enfant de l'Assistance Publique en Côte d'Or (1949) et en Meurthe et Moselle (1945); - un enfant chez ses grands-parents dans le Doubs (1944) etc...

Facteur purement psychologique

Dans d'autres cas, aucun élément physique nouveau ne pourra être décelé et souvent les manifestations seront produites par un enfant en conflit avec sa famille ou un des membres (Seyssuel 1930). C'est donc un déclencheur purement psychologique dû à un changement important dans la psychologie de l'enfant, par rapport au milieu dans lequel il évolue. Nous touchons ici au jeu des relations interindividuelles conflictuelles, qui semble être à :' origine des manifestations, d'où la prépondérance du facteur psychologique qu'il soit induit objectivement ou subjectivement. Il y a toujours une transformation, une modification des relations interindividuelles.

Etat Physiologique

L'observation centrée sur le sujet renseigne souvent lorsque les documents le permettent sur son état au moment où les phénomènes se produisent.

- La Ruine en 1936 : Jeune domestique reconnue «malade» pendant la durée des troubles. - La Perrière (Orne) en 1846 : Jeune fille de 13 ans, son pouls variait entre 105 et 120 pulsations minutes - Lot et Garonne en 1949 : Jeune fille de 13 ans ressentant une certaine contraction à la poitrine allant parfois jusqu'à l'oppression. - Seyssuel en 1930 : Une fillette en proie à une crise nerveuse. Je sens que cela m'étouffe : une tasse se brise, j'étais très énervée. - Héricourt en 1932 : Jeune garçon de 13 ans, nerveux. Présentait depuis quelques temps un comportement inhabituel, bizarre. - Alpes Maritimes en 1936 : Garçon de 15 ans, l'attitude et les gestes parurent bizarres au cours de l'interrogatoire. - Deux Sèvres en 1943 : «Tout cela se passait indépendamment de ma volonté.»

La description de ces symptômes permet de conclure que les individus sont dans un état second qui s'apparente à la transe et montre une fois de plus l'unité des phénomènes Psi quant à cette condition indispensable pour leur production.

La hantise de Saint-Georges-du-Vièvre en 1930, est intéressante car il est le seul témoignage de ce type que nous connaissons : le curé a laissé son eau bénite et ses médailles de Saint Benoît dans sa sacristie et emploie une technique psychothérapeutique plus efficace. Extrait de la lettre : «... j'ai fait sauter la bonne de 14 ans que j'ai soupçonnée d'être un médium conscient ou inconscient. Le mal a cessé instantanément sans que je me déplace de chez moi. Quelques uns de mes confrères ont souri, d'autres ont blagué. je ne me prononce pas, je constate le fait seulement.» Faisant appel aux théories freudiennes de la libido, certains ont limité le problème en le réduisant à un désordre sexuel. La libido telle que la définit Jung éclaire beaucoup cette question. Elle est synonyme de l' énergie psychique en tant que valeur psychologique caractérisant avant tout l'intensité du processus en cours. Dans d'autres cas, l'adolescent est plus âgé, mais nous avons la quasi-certitude qu'il est toujours impubère. L'interprétation reste délicate en ce sens que le sujet n'est jamais seul et qu'il appartient à un groupe avec lequel il entre en réaction. Les expérimentations avec ces sujets en laboratoire donne rarement des résultats supérieurs à la moyenne. Le fait que cette jeune bonne ait une relation sexuelle ou s'éloigne du groupe revient au même : c'est une technique naturelle de psychothérapie qui transforme donc le champ des relations interindividuelles.

# Posté le lundi 01 août 2005 14:54

Modifié le mercredi 05 octobre 2005 18:09

Le Hollandais Volant

Le Hollandais Volant
Il n'y a pas que les châteaux d'Ecosse ou les vieilles demeures qui soient hantés. La mer et l'océan possèdent aussi leurs histoires de hantises : les vaisseaux fantômes.

Le plus célèbre reste le « Hollandais Volant ».

Il existe plusieurs légendes concernant l'origine de ce vaisseau fantôme.

La plus connue est celle qui inspira Richard Wagner pour son opéra « Le Vaisseau Fantôme ». Au XVIIème siècle, au large du Cap de Bonne Espérance, le Capitaine Van der Decken subissait la plus forte tempête que sa carrière de marin n'ait jamais vue. Hurlant et injuriant Dieu car le bateau était sur le point de sombrer, il fut maudit à jamais ; condamné à errer sur les flots et dans les limbes, n'étant ni mort ni vivant. Il sera « délivré » par l'amour de sa femme qui acceptera de mourir pour sauver son âme.

La deuxième légende se situe vers 1650. A Amsterdam vivait Barent Fokke un capitaine réputée pour ses colères, son mauvais caractère et surtout pour son bateau, le plus rapide du pays, capable de rallier Batavia à Amsterdam en à peine trois mois. La rumeur voulait que Fokke ait passé un pacte avec le diable afin que son navire soit le plus rapide d'entre tous les bateaux. Un jour, il disparut corps et biens. La légende naissait : comme il était maudit, il était condamné à errer éternellement sur les océans.

Quelques soient les versions, les témoignages de marins ayant croisés le « Hollandais Volant » et ses voiles rouges, ont été enregistrés depuis le 17ème. En 1881, le futur roi d'Angleterre, George V, alors duc d'York, fut le témoin d'une bien étrange apparition au large des côtes australiennes. Alors qu'il prenait le frais sur le pont, il aperçut un halo rougeâtre dans la nuit noire et opaque. Un immense vaisseau apparut et passa devant le bateau, sans aucun bruit... Le lendemain, un des marins de quart cette nuit là, tombait d'un mât et se tuait. Quelques jours plus tard ce fut le tour de l'amiral qui commandait cette flotte. Certains pensèrent à une malédiction provenant du « Hollandais Volant ».

Le journal de bord de « La Bacchante » relate les faits :
« quatre heures du matin , un brick passa sur notre avant, à environ trois cents mètres, le cap vers nous. Une étrange lumière rouge éclairait le mât, le pont et les voiles. L'homme de bossoir le signala sur l'avant, ainsi que le lieutenant de quart. Un élève officier fut envoyé dans la vigie, Mais il ne vit cette fois aucune trace, aucune signe d'un navire réel. seize personnes ont été témoins de l'apparition. a nuit était claire et la mer calme. Le Tourmaline et le Cléopâtre qui naviguaient par tribord avant nous demandèrent par signaux si nous avions vu l'étrange lumière rouge ».

D'autres manifestation de ce vaisseau fantômes eurent lieu. En 1887 il fut aperçut par l'équipage de l'Orion, vaisseau américain naviguant vers la Chine. C'est d'une plage d'Afrique du Sud, en 1939, que des témoins verront un trois mats qui file toutes voiles dehors, alors qu'il n'y a pas de vent, et disparaît brusquement.

On le verra également en pleine mer en 1942.
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# Posté le lundi 01 août 2005 14:55

Sur les traces de la Bête du Gévaudan

Sur les traces de la Bête du Gévaudan
En Juin 1764, une jeune vachère de Langogne est attaqué en plein jour par un animal ressemblant à un énorme loup. Cet événement marquera le début d'un sanglant carnage ou l'homme deviendra la proie d'une bête malfaisante qui dévorera en trois ans plus de 100 personnes... Mais la bête est elle vraiment un animal ?La bête fait sa première apparition début juin 1764 lorsqu'elle s'attaque à une jeune vachère de Langogne. Sa vie sera sauvée par l'intervention de son troupeau et elle décrira le monstre comme un animal ressemblant à un loup mais avec une tête beaucoup plus grosse et beaucoup plus effilée, une gueule énorme, une raie noire sur le dos ainsi qu'une queue épaisse et touffue... La légende de la bête du Gévaudan est né. Commence alors une série d'attaques du mystérieux animal. Toutes les victimes présentent d'atroces blessures. La bête éventre ses proies, les dépèce quand elle le peut, leur arrache la peau du crâne et parfois même les décapite. On dit avoir vu la bête se déplacer sur ses deux pattes arrière.

La terreur commence à gagner les paysans et les autorités recommandent de ne plus laisser femmes et enfants garder seul le bétail. Le 6 septembre1764 la bête dévore une femme dans son jardin au sein même du village des Estrets. La peur grandit encore et la rumeur arrive aux oreilles du roi Louis XV. Des battues sont organisés et effectués par les Dragons du roi, sans succès. Deux célèbres Louvetiers, les Denneval, tentent de dénicher cet insaisissable démon sans plus de réussite. La tuerie se poursuit et les victimes s'accumulent. La campagne s'agite de plus en plus et une effroyable rumeur commence à courir, la bête doit être un Loup Garou... Certains témoignages viennent appuyer cette thèse, on dit avoir vu la bête se déplacer momentanément sur ses deux pattes arrière. La peau du crâne arrachée, rabattue sur la face...

Le 28 septembre, une petite fille de douze ans ramène son bétail sous les yeux de sa mèrequi se trouve à 100 mètres de la. Soudain, quelque chose bondit d'une roche sur la malheureuse qui disparaît dans un tourbillon de poussière et de tissus arraché. Sa mère la retrouvera morte et atrocement mutilé, la peau du crâne arrachée, rabattue sur la face, les entrailles mis à l'extérieur et tout cela à quelques mètres du village de Rieutort. Louis XV envoi le meilleur tireur du royaume, Antoinede Beauterne pour mettre fin à ce carnage. Celui ci va abattre un énorme loup dont la dépouille sera expédié au Muséum de Paris, mais les meurtres se poursuivent. Comment un animal d'une telle envergure et aussi actif, peut-il échapper si longtemps aux soldats, louvetiers et même au lieutenant des chasses du roi ?Le 19 juin 1767, trois ans après la première apparition de la bête, Jean de Chastel, qui appartenait à la troupe d'un noble du pays, le marquis d'Apcher, abat un nouveau loup. Cette fois, les attaques cessent et le monstre semble bien avoir était vaincu. Après trois ans de carnage, on dénombre 100 victimes et une trentaine de blessés. Parmi ces victimes 79 sont des femmes ou adolescentes et 39 sont des jeunes garçons. Tous ont moins de 16 ans...

L'énigme résolue ? pas si sur... La croyance populaire attribue la totalité des tueries à un ou plusieurs loups solitaires , mais de nombreux auteurs sont partisans d'une tout autre thèse. Richard Nolane dans son traité sur les créatures clandestines nous affirme que " tous ceux qui se sont penchés sérieusement sur l'affaire ne sont sûrs que d'une chose: la thèse du loup solitaire est en réalité la moins probable de toutes." . En effet, contrairement à une opinion bien répandue, les loups solitaires n'attaquent l'homme que très rarement et uniquement en état de famine, ce qui n'était absolument pas le cas à l'époque. De plus, les loups ne décapitent jamais leur proies or, de nombreux cas de décapitation sont relevés... le mystère s'épaissit. On avance la thèse de l'ours ou du grand singe échappé d'une ménagerie pour expliquer la manière dont la peau du visage est parfois arrachées mais cette explication ne recouvre qu'une infime partie des agressions. Comme Mr Nolane nous l'explique, "une des rares constantes était qu'aucun homme adulte n'en avait été victime et qu'elles avaient eu toutes pour cible des catholiques dans une région ou les tensions étaient très fortes entre ceux ci et les huguenots protestants, très minoritaires. "..de la à voir la main de l'homme dans ces massacres, il n'y a plus qu'un pas, ne dit on pas que l'homme est un loup pour l'homme...

LEXIQUE
Le Gévaudan: Au XVIIème Siècle, le Gévaudan correspond à notre Lozère actuelle. C'était une région ou la vie était très rude car recouverte de plateaux forestiers accidentés.
Dragons: Soldat du corps de cavalerie du même nom qui à était créé au XVIéme siècle pour combattre à pied ou à cheval.
Louvetiers: membres du corps de la Louveterie c'est à dire celui qui est chargé par l' État d'organiser et de diriger les battues aux loups et autres animaux sauvages.
Loup Garou: Le loup garou est généralement présenté comme une créature humaine extraordinaire, capable de se transformer en loup pour assécher sa soif de sang. Ici, la réalité est encore plus effroyable puisque nous parlerons plutôt d'un psychopathe vêtu depeau de loup, se prenant à certains moments pour un loup, au point que les vrais loups le respecte et ne l'attaque jamais, et se livrant au cannibalisme. Un loup garou nommé Messire aurait était signalé par certains historiens dans la région de Langogne au moment des massacres.
Jean de Chastel: Homme de main du marquis d'Apcher, son fils, Antoine de Chastel était un être étrange et solitaire vivant en compagnie d'animaux sauvages dressés. D'après certains auteurs, il ne serrait pas étranger aux massacres commis par la bête et on le soupçonne même de sorcellerie.
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# Posté le lundi 01 août 2005 14:57

Les Pierres de Croix

Les Pierres de Croix
Il est des lieux où la réalité et le mythe savent se côtoyer jusqu'à se confondre, il est des lieux ou la légende est si présente qu'elle nous laisse un morceau d'elle même pour nous affirmer son existence. A nous de savoir nous pencher pour ramasser ces parcelles d'Eternité que sont les croisettes de Bretagne..



LE PlERRE

A une trentaine de kilomètres de Quimper, au c½ur même du Finistère, le voyageur éclairé remarquera la magnifique petite chapelle de Coadry en Scaër et se laissera charmer par la simplicité de son architecture et la beauté de sa nef romane dont les fondations remontent au XI"' siècle. Sur la route, en rentrant vers le bourg de Scaër, il s'attardera au détour d'un chemin pour observer le soi d'un champ voisin et y découvrir avec stupéfaction son mystérieux trésor...

LA LÉGENDE RACONTE...

Il y a bien longtemps, se dressait à Coadry un temple païen (entendez par là sans aucun doutes un temple dédié aux divinités Celtiques).

Lorsque arrivèrent dans la région le père Ratian et Sainte Candide (patronne de Scaër), l'évangélisation fut immédiate et le temple délaissé si bien qu'il tomba rapidement en ruine et ne conserva pour ornement que ronces et épines et pour fidèles quelques vipères malfaisantes.

Quelque temps plus tard, le Comte de Trévalot, seigneur du pays, voit son château assiégé par son cruel et dangereux rival, le seigneur de Coatforn, village situé à 6 km au sud de Coadry. Une armée du sanguinaire seigneur de Coatforn est plus nombreuse, bientôt la place forte menace de tomber en ses mains. Désemparé et sentant sa dernière heure approcher, le Comte, comme il est pieux chrétien s'en remet à Dieu et fait le v½u en cas de victoire de construire une chapelle en l'honneur du Christ. Le miracle tant espéré se produit et le Comte a vite fait de mettre en déroute son dangereux adversaire.

L'ennemi étant vaincu, le vieux Comte se demande où il doit construire la chapelle. On lui suggère d'atteler un char à b½ufs, de le remplir de pierres et de le laisser aller, livré à lui même. A l'endroit où ce curieux équipage s'arrêtera, on bâtira la chapelle du Christ. Les b½ufs arrêtent leur libre course prés du vieux temple païen de Coadry et c'est donc à cet endroit choisi par Dieu lui même qu'est construite la chapelle de Coadry.





Dès le lendemain, ouvriers et architectes se rendent sur les lieux pour commencer la construction. Quel n'est pas leur surprise en constatant que les ronces qui couvraient le temple avaient disparu, remplacées par un jardin de fleurs magnifiques. Mais ce n'est pas tout! Les anciennes pierres du Temple étaient alignées le long des fondations et une source nouvelle avait jailli. Ses eaux miraculeuses auront la faculté de guérir tous les pèlerins malades qui se rendront à Coadry.

DE LA MAISON DU SEIGNEUR

La chapelle fût vite construite car les ouvriers travaillaient nuit et jour pour accomplir la volonté du Seigneur. Bientôt, on eût fini le gros des travaux et il restait à placer un clocher, le plus haut des alentours comme il se doit. Alors, on vit surgir de la forêt un géant qui se chargeât de la construction sans même utiliser le moindre échafaudage. Aujourd'hui encore, ce géant a sa tombe dans le petit village de Coadry. Deux croix celtiques la surmonte, séparées par une distance de 25 mètres. l'une est placée sur sa tête et l'autre sur ses pieds...

La chapelle ayant été construite et la source miraculeuse coulant en son flanc, le Comte de Trevalot fit savoir par monts et par vaux toutes ces merveilles.

Bientôt, les pèlerins accourent de toutes parts si bien qu'il faut construire de nombreuses hôtelleries pour pouvoir les héberger (certaines existent encore de nos jours).

D'après une très vieille gwerz bretonne, au XII"' siècle, la région connut une forte période de disette. Le nombre important des pèlerins en fût rendu responsable et le peuple décida de brûler la chapelle. Une première version de la légende veut que la fumée de l'incendie ait dispersé sur la terre des hommes d'innombrables petites pierres en forme de Croix afin de leur rappeler qui était leur véritable Seigneur. Quant à la seconde version de la légende, elle raconte qu'après l'incendie, un énorme orage éclata alors et l'on vit s'abattre sur le sol une pluie de pierres portant des croix, clous et couronnes rappelant ainsi aux hommes que c'était au nom du Christ que cette chapelle avait été élevée.

Le message de Dieu fut bien entendu, on ramassa les pierres, elles allaient servir de Talismans contre les naufrages, les chiens enragés, la foudre ... Mais le plus étonnant, c'est qu'on les ramasse encore...

LES PIERRES DE CROIX

33% de Silice, 48% d'Alumine, 2% de Magnésie, 17% de Sesquioxyde de fer : voici la simple composition d'une légende bien palpable et 100% mystérieuse.

En effet, si la croisette de Bretagne ne recèle pas, en elle même, de composantes

le Finistère au nord d l pour se terminer vers l~êîéc_ Kerzest, les cultivateurs en récoltent surtout aux labours d'automne. On en a même découverte une pesant 800g et mesurant 9 cm... De tout temps, les Pierres de Croix ont été en vogue. Déjà en 1974 Cambry nous signale que "les religieuses en faisaient des sachets qu'on suspendait au cou". Plus tard, elles deviendront bijoux et parures féminines. Naguère, le bedeau de Coadry les vendait encore aux pèlerins la veille du pardon.

On dit même que d'énormes quantités de ces pierres auraient été vendues pour être exportées vers les Etats Unis, mais cette information n'a pas pu être vérifiée.

De nos jours, ce commerce n'a plus lieu (ou presque), les gens ne croient plus aux vertus magiques des Pierres de Coray. Seuls les paysans du pays conservpnt ment leur collection de pierres et ne s'en sépareraient pour rien au monde, conscients tout simplement, qu'ils possèdent une parcelle de la légende et du mystère de leur région, une parcelle d'éternité...

Hon Jezus Christ evit e chkbor A zigasas var un douar Men rouz dre pe hini vouier E oa Jesus barx a beder.
(Notre Seigneur pour sa gloire, fit tomber sur la terre des pierres rousses qui firent savoir que c'était Jésus qu'on y priait) Extrait d'une vieille Gwerz Bretonne.
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# Posté le lundi 01 août 2005 14:58

Rennes-le-Château

Rennes-le-Château
Quel est le secret de Rennes-le-Château ? En 1885, Bérenger Saunière, modeste curé de campagne au traitement annuel de 900 francs; prend fonction dans le petit village de Rennes-le-Château. Moins de deux années après son arrivée il commence une série de travaux que l'on évaluera après sa mort à plus de 3,5 millions d'euros ! Quel fabuleux trésor ,avait-il pu trouver et que nous reste-t-il à découvrir ?

Lorsque Bérenger Saunière gravit , pour la première fois l'étroit chemin qui le mène au petit village Rennes-le-Château, il est loin de se douter de tous les mystères qui l'attendent et le plongeront progressivement dans l'une des plus enigmatiques aventures que la France contemporaine est connue. En effet, cette petite bourgade ne compte pas plus de 282 habitants et le temps s'y écoule paisisiblement au rythme du soleil et du vent. Il y trouve une église particulièrement délabrée que la municipalité n'a pas les moyens de restaurer.

Le presbytère menace ruine et il sera obligé de s'insfaller chez une famille d'accueil: les Dénarnaud. Décidémen, la "promotion" dans sa nouvelle cure de Rennes-Ie-Château prend des allures de rétrogradation. En effet, Bérenger Saunière est un homme entier qui n'a pas peur d'affirmer ouvertement son idéologie antirépublicaine dans une époque où le gouvernement de la République réfléchit au meilleur moyen d'arriver à la séparation de l'Eglise et de l' Etat". Cette attitude lui vaudra la suspension de son traitement par le préfet de l'Aude le 1er avril 1886.

Dans le plus grand dénuement, Bérenger Saunière sera obligé de quitter sa paroisse pour reprendre son activité de professeur au séminaire de Narbonne.

En juillet 1886, la sanction est levée et le curé retourne glorieusement à Rennes le Château fort d'une donation de 3.000 francs-or consentie par la marquise de Chambord et d'un soutien municipal de 1.400 francs-or pour entamer les réparations nécessaires à son église.

Les traveaux commencent en 1887 et avec eux, le "mystère" de Rennes le Château va naître...

LE DÉBUT DU MYSTÈRE

Saunière décide de commander des vitraux et un nouvel autel en terre cuite et c'est à ce moment que la légende commence. Un jour qu'il est en train de travailler avec deux aides à soulever un vieux pilier de pierres reconnu aujourd'hui comme étant peut-être Wisigothique, il se rend compte que le pilier est creux et contient 3 roulaux de bois autour des quels sont enroulés des parchemins.

A partir de ce moment, l'attitude de Saunière change. Il commence à sonder tous les murs et les dalles de son église. Bérenger Saunière devient de plus en plus étrange. A la nuit venue, il rôde dans le cimetière de Renes le Cha^teau, déplace des stèles, gratte des inscriptions. Il semble tout particulièrement s'intéresser à la tombe de la Comtesse d'Hautpoul dont il fera disparaître consciencieusement l'épitaphe...

Qu'a-t-il bien pu arriver au petit curé de campagne pour qu'il devienne du jour au lendemain un rôdeur nocturne spéciafisé dans la profanation des tombes ?
Quel incroyable secret a-t-il pu découvrir ,dans ces rouleaux de parchemins ?





Finalement: il demande à ses enfants de c½ur de l'aider à soulever une grande dalle sous laquelle ils auront tout juste le temps,d'apercevoir un vaste pot rempli d'objets brillants comme des pièces de monnaie en or avant que le curé ne les éloigne de l'église...

CE LIEU EST TERRIBLE

Terribilis est locus iste, autrement dit, ce lieu est terrible, telle est l'inscription qu'il fera graver sur la porte, de sa nouvelle église. Il est vrai que c'est avec un certain malaise que le visiteur découuvre l'½uvre de Bérenger Saunière accueilli dès son entrée par un horrible diable obligé de supporter un bénitier. Jean Markale nous fait remarquer qu'"on y relève un parti pris d'élibéré d'inversion. Non seulement, au-dehors, le pilier Wisigothique est à l'envers mais à l'intérieur, le chemin de croix est disposé en sens contraire par rapport aux autres églises... et que penser des deux statues représentant Joseph et Marie, chacun d'eux portant un enfant. Y-aurait-il deux enfants Jésus ?"

Après la rénovation de l'église, Bérenger Saunière va commencer une série de travaux très onéreuses et sans visiblement bénéficier d'aucun fonds particuliers : création d'un grotte artificielle, d'un calvaire ; rénovation complète du presbytère et du cimetière qu'il dotera d'un mur d'enceinte et d'un ossuaire...

Il semble bien que soudainement le curé de Rennes le Chateau se trouve à la tête d'une immense fortune. Mais ce n'est pas tout, il fait achetre des terrains par sa servante, Marie Dénarnaud, et y fait bâtir une villa en style néogothique qu'il appelIera ViIIa Béthania en l'honneur de Marie Madeleine à laquelle l'église est dédiée. Il fait prolonger les murs qui partent du presbytère jusqu'au Promontoire où il décide de construire uune étrange tour néo-gothique qu'il nommera la tour Magdala toujours en l'honneur de la Sainte protectrice du village. Entre la villa et la tour, il aménage un véritable parc avec des bassins et des serres, des massifs de fleurs rares et même un petit jardin zoologique.

UN ETRANGE INCONNU

Les habitants de Rennes-Ie-Château commencent alors à voir leur curé mener grand train. Il reçoit beaucoup dans sa nouvelle villa et de nombreux inconnus viennent désormais arpenter les rues du minuscule village. Parmi ces inconnus,l'un d'entre eux attire l'attention des villageois par sa prestance toute particulière et la fréquence de ses visites. II se présentera comme Jean Orth mais il n'est autre que Jean.Salvator de Hasbourg, cousin de l'empereur d'Autriche-Hongrie...

Ce nouveau train de vie inquiète un peu l'évéché de Carcassonne qui attendra 1905 pour demander à Bérenger Saunière d'aller officer dans une nouvelle paroisse. Saunière se dérobe, il se met hors la loi et l' évèque de Carcassone lui somme de justifier ses dépenses et de prouver qu'il ne s'est pas livré à un trafic de messes. Il est incapable de se défendre et finalement, en 1915, il est suspendu A divinis c'est à dire qu'il n'a plus le droit d'exercér son ministère paroissial. Il continuera quand même à officier dans la chapelle de sa villa et commandera même de nouveaux travaux lorsque brusquement, le 22 janvier 1917 un malaise le terrasse alors qu'il franchit la porte de la tour Magdala. On prétend qu'il ne reçut l'extrême onction que deux jours après sa mort avant d'être inhumé dans le petit cimetière de Rennes-le-Château. A l'ouverture du téstament du défunt, on s'aperçoit que Saunière ne possédait absolument rien et que toutes ses propriétés étaient au nom de Marie Dénarnaud qui mènera une existence triste jusqu'à sa mort en 1953. Quel aura été Ie secret cet homme qui en l'espace de 30 ans aura dépensé plus de 3,5 Millions d'euros Le trésor de Saunière a-t-il disparu avec lui? Pas si sûr...

LES CLEFS DU MYSTERE

Le Secret de Rennes le Château a fait couler beaucoup d'encre depuis le décès de Bérenger Saunière. Les thèses sont trop nombreuses pour pouvoir être présentées en quelques lignes...

# Posté le lundi 01 août 2005 15:01